L’impact du COVID19 sur le marché de l’immobilier

Après une année record en termes de transactions immobilières au Québec, un obstacle complètement imprévisible est venu bouleverser le portrait de l’industrie. Sans surprise, on parle bien sûr de la crise internationale du coronavirus. Eh oui, ce même virus qui depuis quelques semaines, plonge l’économie vers de nouveaux abysses, pousse nos gouvernements à imposer des mesures d’isolations jamais vues dans le passé, et qui menace maintenant d’interrompre la quiétude à laquelle on s’était habitué sur le marché de l’immobilier. Comme dans toute situation de crise, les questionnements sont nombreux et l’incertitude règne.
Acheteurs, vendeurs, locataires, propriétaires et professionnels font la file pour obtenir des réponses claires et savoir l’état de la situation dans laquelle ils se retrouvent. Le problème dans tout ça, c’est que de nouveaux bilans sont tracés de façon quasi quotidienne, et la réalité d’y hier n’est pu nécessairement celle de demain. Pour vous aider à comprendre la situation actuelle sur le marché de l’immobilier, voici un résumé des impacts présents et futurs de la crise sanitaire sur l’industrie immobilière au Québec.

Tendances du marché des biens résidentiels

C’est inévitable, l’incertitude économique jumelée aux nouvelles restrictions gouvernementales affectera le portrait du marché immobilier, non seulement au Québec, mais partout au Canada. Notons d’abord que la Banque du Canada a réduit le taux directeur pour une deuxième fois depuis le début de la crise afin de stimuler l’économie. Le taux est maintenant à son prix plancher, soit 0,25%. Ces baisses du taux d’intérêt mèneront bien certainement un plus grand nombre d’acheteurs potentiels à contracter des prêts hypothécaires. L’impact pourrait en réalité ne se faire sentir que dans quelques mois, car plusieurs autres facteurs viennent limiter les achats de propriétés. Par exemple, la chute des marchés boursiers affecte les pouvoirs d’achat de nombreux consommateurs, ce qui peut se traduire par un manque de capitaux pour effectuer les mises de fonds. Les mesures prises par les autorités gouvernementales pour limiter les contacts physiques auront, elles aussi, un impact important sur le nombre de visites libres effectuées, et conséquemment, sur le nombre de propriétés vendues. Bref, l’insécurité socioéconomique de la population devrait avoir un poids plus important dans la balance que la diminution du taux directeur. Le résultat? Une diminution notable des ventes de maisons et de condos est à prévoir dans un futur proche, et ce, sur l’ensemble de la province. D’ailleurs, en date du 28 mars, la croissance des transactions résidentielles effectuées dans la région métropolitaine de Montréal a déjà commencé à diminuer par rapport aux semaines précédentes.

Quoi savoir pour les professionnels immobiliers?

Qui dit marché immobilier condamné, dit professionnels concernés. La crise du COVID19 a mené à la mise en place de réglementations très strictes par le gouvernement de François Legault. Afin de freiner la propagation, le premier ministre a imposé l’arrêt de tous les entreprises et services « jugés non-essentiels ». La question demeure, quels services en lien avec la transaction immobilière sont considérés essentiels et lesquels ne le sont pas?

Le gouvernement provincial a donc tranché. Les services des notaires et des déménageurs pourront continuer, mais bien sûr avec vigilance et précaution. Notez par exemple que beaucoup d’entreprises de déménagement décident d’annuler leurs contrats et d’attendre que la situation s’améliore avant de reprendre le boulot. Les gros noms de l’industrie comme le Clan Panneton sont par contre toujours disponibles pour les consommateurs dans le besoin.

Le jugement par rapport aux notaires était quant à lui un peu plus flou. Le gouvernement caquiste avait initialement positionné les notaires dans la catégorie des services non essentiels. La panique s’est rapidement fait ressentir chez les nouveaux acheteurs qui ne pouvaient donc plus finaliser leur transaction et qui auraient pu être mis à la rue en attendant la signature du notaire. La décision du gouvernement fut donc revisitée, permettant ainsi aux notaires de finaliser leurs dossiers en cours. Fait intéressant, la chambre des notaires du Québec met présentement de la pression sur le gouvernement pour changer la législation qui les oblige à accueillir leurs clients en personne afin de finaliser la transaction. Ce changement leur permettrait donc de conclure les transactions à distance, une exception qui pourrait être approuvée par le gouvernement en période d’urgence sanitaire.

Si le gouvernement a su faire l’exception pour les notaires, les courtiers immobiliers eux, ne pourront pas profiter d’une telle faveur. La règle est claire et l’OACIQ s’est assuré de passer le message auprès de ses courtiers : aucun contact physique ne sera accepté pour les trois prochaines semaines. Pour les consommateurs angoissés, la nouvelle loi n’empêche pas les courtiers immobiliers de travailler à distance, et ainsi d’obtenir des signatures par voie électronique. Cette mesure qui empêche les visites physiques marquera sans aucun doute une hausse de la demande pour les solutions de visites virtuelles. Les courtiers immobiliers utiliseront de plus en plus les caméras 3D qui permettent de simuler la visite d’une propriété via une série de vues panoramiques à 360 degrés. En intégrants différents points de vue d’un même bien immobilier, le concept permet au spectateur de se déplacer dans la maison comme s’il y était. L’expérience immersive en 3D est de loin la meilleure façon de visiter une propriété par le biais du web à l’ère du coronavirus. Si vous êtes propriétaire, courtier ou promoteur, et que ces services vous intéressent pour vendre votre propriété, n’hésitez pas à appeler alloimmo au (888) 822-4933. Nos experts qualifiés se feront un plaisir de modéliser votre maison avec un rapport qualité-prix inégalable sur le marché.

Payer son loyer, mais à quel prix?

En 2019, la grande région de Montréal a atteint son plus bas taux d’inoccupation en 15 ans, avec seulement 1,5% des logements inoccupés. La pénurie de l’an dernier a causé bien des maux de tête à certains locataires, qui espéraient cette année avoir la tâche un peu plus facile. Malheureusement pour eux, la venue du COVID19 pourrait signifier une situation non seulement similaire à celle de l’an passé, et peut-être même pire encore. Selon les économistes, l’inquiétude, l’angoisse et l’instabilité créées par la crise du coronavirus sont des indicateurs flagrants qu’une hausse de la demande pour le marché locatif sera visible à l’été 2020.  De plus en plus de foyers comptent sur l’assurance emploi et sur les programmes d’urgence pour subvenir à leurs besoins. Les locataires qui envisageaient acquérir une propriété sont donc fortement à risque de repousser leurs décisions à un moment plus opportun, de quoi envenimer la crise du logement.

La crise actuelle met aussi en relief une situation bien précaire, celle des loyers. À l’approche du 1er avril, nombreux sont les locataires qui demandent une suspension des loyers jusqu’à l’arrivée des 2000 $ mensuels promis par Justin Trudeau. Le regroupement des comités de logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) demande quant à lui que le gouvernement suspende les audiences d’expulsion de locataires jusqu’à ce que la situation se replace. Même si les paiements des loyers sont toujours obligatoires selon la loi, le gouvernement de François Legault et la mairesse Valérie Plante demandent tout de même aux propriétaires d’être indulgent et de se montrer plus flexible qu’à l’habitude envers les retards de paiement.

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